En 1920, des chercheurs ont observé que le jeûne réduisait significativement les convulsions chez les personnes atteintes d’épilepsie. L’objectif est alors devenu de reproduire les effets bénéfiques du jeûne… sans cesser de s’alimenter. En effet, le jeûne induit naturellement un état de cétose, un mécanisme où le corps, privé de glucose disponible, se met à brûler les graisses pour produire son énergie.
Pourquoi en faire un mode de vie ?
Adopter l’alimentation cétogène comme mode de vie repose sur une logique métabolique, préventive et pratique. Lorsque le corps s’habitue à fonctionner en cétose, il développe une flexibilité métabolique qui lui permet de gérer plus efficacement ses réserves d’énergie, de stabiliser la glycémie et d’éviter les variations brutales responsables de la fatigue, des fringales ou des compulsions alimentaires. Cette adaptation offre un rythme physiologique plus stable et un sentiment de contrôle sur son énergie au quotidien.
Beaucoup de personnes poursuivent ce mode de vie pour optimiser leur niveau d’énergie, améliorer leur clarté mentale, réduire l’inflammation et maintenir un poids stable sans recourir à des régimes restrictifs à répétition. Lorsqu’elle est bien équilibrée, la cétose devient un levier durable pour soutenir une santé métabolique optimale dans un contexte marqué par la surconsommation de sucre et la sédentarité. Pour ceux qui en retirent un bénéfice réel, l’alimentation cétogène dépasse la simple stratégie nutritionnelle : elle s’impose comme une manière consciente et durable d’utiliser la biologie humaine à son avantage.
Les mythes sur l’alimentation cétogène
Alimentation cétogène : 7 mythes vs réalités (à lire avant de juger)
L’alimentation cétogène divise, fascine et intrigue. D’un côté, ceux qui la voient comme une révolution métabolique. De l’autre, ceux qui la croient dangereuse, restrictive ou “à la mode”. La vérité se situe pourtant ailleurs : entre la science, l’histoire et l’expérience terrain. Voici un tour d’horizon des mythes les plus répandus — et surtout, les réalités qu’on oublie trop souvent.
1️⃣ Mythe : “Le keto, c’est juste un régime à la mode.”
Réalité : Loin d’être un effet de tendance, l’alimentation cétogène est utilisée depuis 1921 en milieu médical, notamment pour traiter l’épilepsie. Son principe : reproduire les effets du jeûne pour permettre au corps de fonctionner grâce aux cétones. Cent ans d’histoire, de données et d’expérimentations… difficile d’appeler ça une mode. Le keto, c’est une stratégie métabolique solide et documentée.
2️⃣ Mythe : “On mange juste du bacon et du fromage.”
Réalité : Cette vision simpliste vient du “dirty keto”, une version déformée du modèle original. Un keto sain repose sur :
des légumes verts,
des poissons et viandes maigres,
des huiles de qualité,
des noix, œufs, avocats, baies.
Le duo bacon-fromage n’est qu’une caricature. Le vrai keto, c’est propre, structuré, nutritif et anti-inflammatoire.
3️⃣ Mythe : “Le keto détruit le cœur.”
Réalité : Les recherches récentes montrent une tendance inverse chez de nombreux utilisateurs : diminution des triglycérides, meilleure sensibilité à l’insuline, baisse de l’inflammation. Là où les risques apparaissent, c’est dans un keto improvisé et mal équilibré : trop de viandes transformées, pas assez de fibres, pas assez de végétaux. Ce n’est pas le keto qui pose problème — c’est le mauvais keto.
4️⃣ Mythe : “On n’a plus d’énergie sans glucides.”
Réalité : Oui, l’adaptation peut être exigeante. Mais une fois franchie, le corps devient une machine à brûler les graisses, fournissant une énergie stable et soutenue. Les bénéfices rapportés :
moins de fringales,
clarté mentale,
humeur plus constante.
Certains athlètes d’endurance utilisent même la cétose pour améliorer leurs performances métaboliques.
5️⃣ Mythe : “C’est dangereux pour les reins.”
Réalité : Le keto n’est pas un régime hyperprotéiné. Il est modéré en protéines, riche en bons lipides et basé sur une sélection précise des glucides. Les études montrent qu’en l’absence de maladie rénale préexistante, le keto n’a pas d’effet négatif sur la fonction rénale. La confusion vient surtout de l’amalgame entre “keto” et “diète protéinée”.
6️⃣ Mythe : “On reprend tout le poids dès qu’on arrête.”
Réalité : Le keto agit profondément sur la régulation métabolique :
meilleure gestion de l’appétit,
stabilité de la glycémie,
diminution des pulsions sucrées.
Lorsqu’on réintroduit les glucides intelligemment, la reprise de poids n’a rien d’automatique. Ce qui provoque la rechute, ce n’est pas le keto — c’est le retour au chaos alimentaire.
7️⃣ Mythe : “Le keto, c’est extrême.”
Réalité : Comparé à l’alimentation moderne saturée de sucre et d’aliments ultra-transformés, c’est sûr que le keto peut paraître extrême. Pourtant, il se rapproche beaucoup plus du modèle alimentaire ancestral : protéines, bons gras, légumes, fibres, très peu de sucre. En d’autres mots : du vrai, du simple, du nourrissant.
Conclusion
L’alimentation cétogène n’est ni une solution miracle ni un ennemi juré. C’est un outil puissant, pensé, testé et affiné au fil des décennies. Lorsqu’elle est faite avec rigueur et qualité, elle peut devenir un mode de vie capable de transformer l’énergie, la clarté mentale et le rapport au sucre.
Avant de juger, il suffit parfois de regarder au-delà des mythes… et de revenir à la réalité.
Sources fiables à consulter
Nutrition Science (Ordre professionnel des diététistes du Québec)
La diète cétogène : bénéfique pour la stéatose hépatique non alcoolique ?
Et si nos plus grandes vérités se trouvaient non pas dans la lumière du monde, mais dans ses profondeurs ?
J’ai vécu vingt mille lieux sous la terre. Ce n’était ni l’océan, ni la lave dont je devais avoir peur, mais mes propres galeries terrestres. Et quelque part, une grotte profonde continue de creuser ces couloirs secrets, là où j’ai tenté d’enfouir ce que je voulais oublier. Mais l’oubli n’est rien d’autre qu’une illusion. Il suffit d’un silence, d’un parfum, d’un rêve pour que surgisse un souvenir — nu, intact, insoumis. Il me traverse sans demander la permission, réveillant ce que le temps n’a jamais su calciner. Alors tout remue à l’intérieur : les ombres, les absences, les paroles jamais dites. Comme si les murs que je m’étais construits se souvenaient de moi mieux que je ne le voudrais. Alors, l’eau coule et traverse mes galeries, forgeant des formes inconscientes, des visages oubliés, des fragments de moi-même que je croyais dissous. Elle sculpte en silence ce que je n’ose pas nommer, et dans chaque reflet trouble, c’est ma propre vérité qui affleure.
Comme le capitaine Nemo, j’ai construit un refuge dans les abîmes. Comme Axel, j’ai suivi une faille que je ne comprenais pas encore. J’y ai laissé des lambeaux de moi, accrochés aux parois. Parfois, un souvenir me frôle, léger comme un courant d’eau froide, mais assez vif pour me rappeler que je ne suis pas seule dans mes profondeurs. Il suffit d’un mot, d’un regard, pour troubler la surface et réveiller ce que j’avais appris à taire. Je m’y suis enfoncée longtemps, pensant fuir le monde, sans savoir que j’étais en train de me fuir moi-même. Et au creux de cette brèche, j’ai entendu des vérités que la surface ne voulait pas dire.
J’ai dû traverser des ténèbres épaisses, où même ma propre voix semblait se dissoudre. Chaque pas creusait un peu plus loin dans la matière obscure de ce que je refusais de regarder. J’ai erré sans boussole, guidée seulement par l’écho sourd de ce que j’avais perdu. Il y avait tant de choses que j’avais voulu enfouir, croyant qu’en les enterrant, elles cesseraient d’exister. Mais certaines douleurs résonnent plus fort sous terre, comme si l’obscurité leur offrait une acoustique parfaite.
Et si l’invisible avait une topographie ? Si nos douleurs avaient des cartes marines et des volcans ? Peut-être sommes-nous tous des explorateurs de nous-mêmes, à bord d’un vaisseau sans boussole. Parfois, je croise des regards qui me dévisagent sans vraiment me voir. D’autres détournent les yeux, comme s’ils craignaient d’entrevoir ce qui dort en moi. J’ai appris à scruter les silences, à deviner ce que les corps taisent, à observer les gestes minuscules qui trahissent l’absence. Certains me fuient du regard, d’autres me fixent sans me toucher. Et moi, j’ai trop souvent disparu aux yeux de ceux qui ne savaient pas où me contempler.
Mais à force de silence, quelque chose en moi s’est mis à émerger. Un éclat, d’abord fragile, comme une pensée timide qu’on ose à peine nommer. Je n’avais plus besoin qu’on me regarde pour exister ; j’ai commencé à me voir moi-même. J’ai tendu la main vers mes propres contours, ceux que j’avais longtemps esquivés, et j’ai découvert qu’ils étaient faits de lumière autant que d’ombre. Il n’y avait plus de boussole — mais il y avait une direction : celle que je traçais en avançant. Et dans cette invisibilité que je croyais malédiction, j’ai trouvé un territoire libre, vaste, encore à écrire.
Je ne suis pas remontée à la surface. Pas encore. Mais j’ai commencé à tracer mes lieus, un à un. Ils ne sont pas cartographiés. Ils sont à écrire. Certains lieus murmurent encore à voix basse, comme s’ils redoutaient d’être révélés trop tôt. D’autres crient ce que j’ai longtemps tu, me forçant à les nommer malgré la peur. J’apprends à balbutier des vérités que je n’osais même pas formuler dans mes rêves. Chaque mot que je confie à la page fait résonner un morceau d’histoire que j’ai enfin cessé de démentir.
Aujourd’hui, je n’ai plus peur de proclamer ce que j’avais appris à taire. Mes lieus invisibles deviennent langage, et chaque phrase que j’ose formuler est une conquête. Je nomme, j’affirme, j’interroge — non pour qu’on m’écoute, mais pour enfin m’entendre. Je suis peut-être encore sous terre, mais je ne suis plus perdue : je suis en train de me révéler, ligne après ligne.
J’ai entendu ces mots durant une période de grande noirceur. À l’époque, je croyais ne pas avoir d’importance pour personne. J’étais au bord du désespoir. Cette voix était douce et rassurante, m’était inconnue. Pourtant, elle résonnait comme si quelqu’un veillait sur moi. Une voix mélodieuse, presque angélique. Et ces mots, je les ai entendus dans la voix d’un homme. Je ne voyais personne. Mais je l’entendais, tel un murmure venu de l’au-delà. Une voix qui semblait surgir des profondeurs de mon âme.
Certains penseront peut-être que c’est de la folie — voire de la schizophrénie. Pourtant, jamais rien de tel ne m’était arrivé avant. J’avais environ 27 ans, la première fois que c’est survenu. Cette année, à 47 ans, j’ai entendu une autre voix. Celle d’une femme. À trois reprises. Les deux premières fois, elle a prononcé mon prénom. La troisième, elle m’a dit : « Allô, Mélanie. »
Bien sûr, ce n’est pas le genre d’expérience qu’on partage facilement. Et à qui pourrais-je vraiment en parler ? Qui croirait cela ? Et comment l’interpréter ?Que diraient une amie, une mère, un frère… ou un psychiatre ?Je n’aurais aucune hésitation à en parler à Bernard Werber ou à Elizabeth Gilbert. Je suis persuadée qu’ils comprendraient. Qu’ils voudraient même en savoir plus.
Peut-être est-ce, selon eux, la voix de mon ange gardien… ou de l’inspiration qui passait par là, et que j’ai su écouter. Et toi, qu’en penses-tu vraiment ?Croirais-tu que c’est une maladie ? Une hallucination ? Un symptôme de schizophrénie ?C’est un sujet tabou. Mais non, je ne prends aucune drogue, pas même une goutte d’alcool. Alors… suis-je folle ? Ou ai-je accès à quelque chose d’invisible ? Pourquoi moi ? Et pourquoi à des moments si différents, à tant d’années d’intervalle ? Est-ce que cela se reproduira ?
Quand j’étais enfant, je me rappelle de certains rêves très vifs. Dans l’un d’eux, je me demandais si je rêvais ou si j’étais éveillée. J’arrivais à courir et à m’envoler légèrement au-dessus du sol. Dans un autre, je respirais sous l’eau, sur une autre planète. Et parfois, dans la vie réelle, je me demandais si j’étais encore en train de rêver. Le point commun entre tous ces épisodes : une solitude profonde — paisible ou imposée — suivie d’un retour brutal à la réalité.
Et même si je vis bel et bien dans la réalité, cette solitude me manque.
J’aimerais d’ores et déjà vous dire que cette nouvelle chronique est sur une note plus légère que la dernière. Ayant reçu quelques questionnements de mes lecteurs et mes lectrices concernant mon état d’âme à la suite de ma dernière chronique, ne vous inquiétez pas pour moi, je vais bien. Même très bien. Et c’est en grande partie grâce à vous.
Je ne serais pas aussi épanouie sans vos commentaires, vos encouragements et vos belles pensées à mon égard. Et en tant qu’artiste et chroniqueuse, je me dois de me confronter parfois à la critique, mais surtout à mes propres peurs. Je ne pourrais jamais plaire à tout le monde et c’est très bien ainsi. Je suis la seule juge et je vous assure, je me la donne parfois assez difficile. Alors, depuis un certain temps, je m’en fous un peu du jugement d’autrui. En bon québécois, je dirais mieux: Je m’en colisse pas mal…. Mais attention elle s’en câlice avec classe! C’est ma version de mon ange cornu. LOL
J’ai pris une décision. La prochaine année sera concentrée uniquement à l’écriture de mes ateliers et mes conférences. Et si la vie me donne assez le temps, finir ma première télésérie. Ces dernières années m’ont fait vivre des expériences fascinantes et carrément intrigantes. Et j’ai besoin d’y explorer toutes les mille et une facettes pour accumuler le bagage nécessaire au contenu des mes écrits.
Je suis si fière aujourd’hui d’avoir transcendé ces chemins pour la plupart cahoteux et même difficiles, également paisible, mais toujours et éternellement évolutifs. Comme Scott Peck le mentionne dans son livre Le Chemin le moins fréquenté, la vie est difficile. Pour ma part, je dirais que Mélanie est difficile! Et puis, une fois accepté, bien je peux l’amener vers des sommets qu’elle n’avait jamais imaginés…Anyway, c’est ce que j’entreprends depuis un certain temps.
Dans la vie, plus souvent qu’autrement, et je le pense sincèrement, nous attirons exactement ce dont nous avons besoin pour nous épanouir et devenir la meilleure version de soi-même. Malgré tous les malgré, les miracles sont là. Ils attendent tranquillement que nous en prenons conscience, que nous les attrapons par la queue quand ils passent et les ramenons dans nos âmes pour y façonner la vie que nous voulons y vivre. Pis plus c’est long, meilleur est la sauce. Alors la mijoteuse est branchée, mais quelques ingrédients manquent au plat.
Alors, Ladies & Gentlemen, abracadabra, voici le temps pour moi de disparaitre pour un certain temp, dans mon cocon. Et quand il sera temps pour moi de revenir, avec un effet cumulé, accompagnée de mes contenus plus enrichissants les unes que les autres, je ne serai pas un papillon bleu, mais je ne serai plus cette femme d’avant, craintive et maladroite. Je serai Mélanie, tout simplement. Mélanie Gilbert assumée plus que jamais.
Je me rendais l’autre jour à une réunion dans laquelle j’ai l’habitude de me connecter avec les gens. C’est ce genre d’endroit où les cœurs s’ouvrent, les bras s’enlacent et les sourires sont à profusions. Ce jour-là, en m’y rendant, je me disais que j’en avais réellement besoin. Ces des rencontres dont j’ai l’opportunité de sentir l’amour que tous les êtres humains portent en eux et ont le potentiel de réchauffer une âme blessée par les événements que la vie apporte. Ces les hauts et les bas qui font partie normale de la vie. Même si je porte l’amour de moi-même et l’amour de mon prochain, il y a des jours où je perds la connexion avec l’autre et ma propre connexion. Vous savez, c’est cette connexion dont j’ai besoin pour écrire, mais par dessous tout, cette connexion, j’en ai besoin pour vivre. Et ce genre de déconnection vient de m’arriver avec une personne que j’appréciais beaucoup.
Les gens et les événements se manifestent dans ma vie pour une seule et unique raison: mon évolution spirituelle. Et dieu sait comment j’ai le désir sincère que mon âme grandisse. Mais parfois, grandir fait mal. Et ce mal est aussi accompagné parfois de peine ou de colère. Cette connexion que j’ai perdue avec cette personne me fait de la peine. Souvent aussi, j’ai une incompréhension de la raison de cette connexion disparue. Et parce que mon cœur à mal, c’est le moment où ma tête prend le contrôle et veut savoir le pourquoi du pourquoi, au lieu de ressentir pleinement cette émotion. Avec mon cheminement spirituel, plus consciente de voir mes réactions intérieures et ce que mes pensées peuvent me conduire vers un chemin d’autodestruction, que je ne désire pas, je me ramène à la raison plus rapidement. Et me remettre sur la voix de la raison, dans un bien être, peut m’arriver aussi rapidement que lentement. Tout dépend de mon acceptation à la situation. Plus facile à écrire qu’a faire dans mon cas en tout cas. J’ai beau de me dire de laisser aller mes émotions et des vivres, j’ai de la difficulté à les laisser aller. Lâcher prise si aisément n’est pas aussi évident. Ça prend de la pratique et beaucoup de douceur envers soi. C’est ce que je fais au moment d’écrire ces lignes. Avec un chat sur mon bras gauche, c’est encore moins évident. Ces drôles comment ces petites bêtes-là peuvent nous ressentir et vouloir nous réconforter. Merci au règne animal de m’aider à passer au travers certaines émotions difficiles à laisser partir.
Je ne pense pas que c’est du temps que j’ai besoin pour guérir de cette connexion perdue, cette peine qui m’habite, mais plutôt d’un puissant profond silence. En réalité, ce sont des moments de solitudes, parfois une seule et unique intense solitude peut servir à soulager cette peine. Cependant, quelques fois, la vie ne peut pas me donner cet ultime moment de solitude que j’ai besoin pour y toucher profondément, pour aller la chercher et m’en libérer. Parce que la vie est remplie de responsabilités et de tellement de choses à faire. Alors, dans ce cas-là, plusieurs petits moments de solitudes sont nécessaires pour y arriver, pour complètement lâcher prise. Et enfin, lorsqu’on approche de ce tout petit dernier moment de solitude, où l’on sait que la guérison est terminée, que c’est dorénavant derrière nous, un autre événement nous apparait comme un tour de magie, comme si la vie attendait cet instant spécifique pour nous apporter une toute nouvelle surprise inentendue…
La Terre ne saurait se passer de fleurs. De même que je ne peux pas me passer de cette incroyable beauté à mes yeux et me priver de respirer ses fragrances exquises à chaque été. Et c’est au printemps, lorsque la fonte des neiges est derrière, que la chaleur et la lumière se rejoignent, que les abeilles se sont réveillées, qu’enfin la transformation peut débuter. Une certaine patience est requise, car l’attente en vaut certainement la vue. C’est alors que le monde se remplie de ces mille et un délicieux parfums. Tout comme que chaque fleur est unique, chaque femme l’est autant.
Et pour qu’une femme se laisse aller à sa propre mélodie, afin qu’elle puisse aviver son énergie sacrée, parfois plusieurs minutes, voir des heures, mais surtout de la patience sont fondamentales. Si de plus, des obstacles se sont placés sur son chemin, alors son épanouissement en sera ralenti, voir une euthanasie totale, SVP messieurs, soyez gentleman, je vous en prie, le respect est une clé cruciale. Ce n’est pas seulement une question de temps pour que la femme puisse donner cette énergie vitale et divine. Encore faut-il qu’elle soit disposée à cette rencontre avec ce bon partenaire qui l’aidera à son éclosion. Car c’est beau de s’aimer soi-même, mais lorsqu’une femme se laisse aimer en vue de ce moment sublime, propice à ce qu’elle puisse jouir de l’amour, ce délice accordé est bien au-delà des espérances.
Cependant, personne ne peut amener une jolie fleur à s’ouvrir si tous les éléments essentiels pour sa floraison ne sont pas rassemblés. Si elle n’est pas prête, rien ne la forcera à s’offrir au monde. Et cela va de soi quand une femme n’est pas prête à se déployer, à se donner, alors ne pousser rien. Ce n’est pas en lui donnant plus d’eau ou plus de soleil que le processus de fleurissement s’accéléra. Et si elle y est contrainte, elle peut se brûler ou se noyer. Ainsi elle mourra. La nature n’a rien créée au hasard. Chaque fleur a aussi ses particularités. Une marguerite ou une pensée n’a pas le même temps de maturité et de vie. D’ailleurs, prenez l’exemple d’une femme québécoise et d’une femme asiatique, elles n’ont pas les mêmes coutumes et valeurs personnelles. Il en va de soi pour une femme de 20, 40 ou 60 ans qui n’ont pas la même vision de la vie ou de la famille. Et de toute évidence, chaque femme à également ses objectifs particuliers qui peuvent ralentir ou améliorer son épanouissement personnel en ce qui concerne sa maturité émotionnelle.
Et lorsque le temps est arrivé, que cette maturité est au rendez-vous, que les fleurs se sont ouvertes, que leur nectar y est à son paroxysme, les abeilles peuvent y récolter ses sucs et permettent la fécondation et la production des graines et des fruits. Et dans cette analogie, qu’elle est-il du côté des femmes? Tout d’abord, ce que j’ai compris avec le temps, c’est de faire confiance au processus, c’est-à-dire de laisser le temps à cette énergie sacrée, le Kundalini, l’extase divin de se réveiller doucement. Lentement, tout doucement dans le but de son déploiement. Il y aussi quelques manières d’y arriver. Comme l’explique avec humour et références historique, Alex Lattuada, youtubeur, dans sa vidéo 13 de la première saison de Et tout le monde s’en fout, c’est un truc énorme, le clitoris! Ce nom était attribué à une amante de Zeus dans l’antiquité Grecque qui avait la taille d’une fourmi, et l’origine du mot vient de Kleidos (κλειδί) qui signifie la clé. Tu comprends les métaphores? 😉
J’ai cette folie des analogies, des métaphores, du symbolisme et du sens caché tel que Jean de La Fontaine ou Antoine de Saint-Exupéry. C’est tellement plus agréable de laisser émerger mon imagination et laisser libre cours à mes scénarios et mes chroniques. L’écriture est un art, telle une fleur si délectable, si exquise et si savoureuse. Je continuerai cette incroyable aventure de mon imagination dans cette Ethernelle possibilité et où est-ce que mes pensées s’inspirent de mes expériences et ce que la vie m’apporte à chaque journée. J’attends avec impatience l’aube afin de voir vers quel chemin il peut bien m’y amener pour que je puisse cueillir mes idées et en composer mes bouquets créatifs. Ainsi, mon voyage ne finira jamais.
Connexion: nom féminin, Éty.:connexio lien, enchaînement de conectere. lier ensemble, attacher, joindre. co-nectere: nouer. Fait d’être connexe, liaison d’une chose à une autre, connecter ( Google). Action de lier par des rapport étroits; fait d’être lié, liaison, enchaînement: Établir des connexions entre la situation intérieure et les événements extérieurs. Ensemble de liens.( Larousse)
Évolution: nom féminin, Éty.: évolutio, «action de dérouler, de parcourir » Mouvement réglé de troupes. (Google) Passage progressif d’un état à un autre. Succession de phases, transformation du caractère, du comportement, des opinions (Larousse).
Création: nom féminin, Éty.: Entretiens métaphysiques, action d’établir pour la première fois. Action de donner l’existence, de créer.(Google) Action de créer, de tirer du néant (Larousse)
Lorsque je me connecte avec une personne, un animal, la nature et depuis quelques années, avec une Puissance Supérieure à moi-même, je me lie à cet extérieur qui renforce ce lien à l’autre, et par la même occasion m’aide à renforcer ce lien à moi-même. C’est alors qu’une transformation est alors possible et me permet une évolution de mon être qui passe par un sentiment ou une valeur inexploitée ou encore inconnue. Je ne sais pas quel sera le chemin exact que cela prendra et encore moins le résultat de cette évolution. J’entame une aventure inexplorée de mon univers en sortant de ma zone de confort, de ce cocon bien établi et enfin donner la chance de laisser aller toutes sortes de possibilités. Cela peut prendre quelques minutes ou quelques jours, mais parfois mêmes quelques années à se manifester.
Ce que j’ai compris avec mes expériences humaines et mystiques, c’est que l’un ne vient pas sans l’autre, en tout cas pour moi. Avant je pouvais connecter sans évolution. Parce que oui, on peut échanger, donner, recevoir, sans plus. On peut appeler cela la socialisation. Le processus est débuté. C’est un passage obligé. Mais j’ai besoin de plus qu’un simple échange de mots, de rire ou de fluides divins. Il y a ce je ne sais quoi, cette étincelle de magie qui peut tout faire basculer et atteindre un niveau de vie extraordinaire, ressentir une énergie incroyable et croire que vraiment tout est possible. Et ensuite vient quelque chose de mystique, vient une inspiration, et s’en résulte une création. Et moi, je me nourris de cette énergie pour écrire, pour vivre. C’est vital.
Les humains ont l’habitude de croire à leur égo, que l’on peut tout contrôler et même prendre la place des Dieux. Ce n’est pas tout à fait vrai, dépendamment de l’angle que l’on regarde.
L’important n’est pas ce n’est pas ce qui arrive, mais de ce que l’on fait de ce qui arrive.
Annie Ernaux
Et si tout est énergie, que nous sommes des créateurs et que l’on peut tout manifester dans nos vies… C’est qu’au départ, tout part de ces connexions, une toute petite connexion qui permet l’enchainement des phases du processus et qui sont inévitablement nécessaires, et liées les uns aux autres, et en perpétuelle mouvement, déclenchent l’évolution de la divinité, de toutes ces possibilités en nous. Certes, beaucoup de paramètres peuvent obstruer cette évolution sur le chemin. Mais encore une fois, seule j’en suis incapable d’y traverser. J’ai besoin et j’aurais toujours besoins de ces toutes petites connexions qui rend ma vie tellement meilleure chaque jour.
Certaines journées me paraissent si longues à vivre et d’autres dont j’aimerais qu’elles durent plus longtemps et même revivre encore et encore.
Certains événements surviennent dans ma vie et apportent ce lot d’émotions qui ne cessent de vouloir se faire entendre. Quelques fois elles me fracassent toutes les parois de mon cœur et mon âme afin que je m’en occupe. Ce sont ces journées-là dans lesquelles les minutes paraissent s’éterniser et ces secondes qui résonnent dans ma tête comme un cauchemar dont je ne suis incapable de me réveiller.
Ces minutes et secondes interminables et cauchemardesques vont déterminer mon état mental pour le reste de la journée. C’est le mental qui essaie de reprendre le contrôl et une guerre commence à se jouer entre ma tête et mes émotions. Et là je perds tout mes moyens…
Et c’est exactement dans ces circonstances que le pouvoir du lâcher-prise doit bondir sur la scène de ma vie, comme par magie, pour faire apparaitre cette paix et ce calme que nul autre peut le mettre en action comme tel.
Ha, ce lâcher-prise! Il a vraiment le pouvoir de réaliser surprenamment l’inattendue. Et assez souvent miraculeusement les évènements qui y surviennent ont été placés là avec une telle agilité que l’on croirait même à de la supercherie. Tellement tout s’est mieux déroulé.
Est-ce que ce lâcher-prise est le résultat de ces conflits de secondes et d’émotions qui ont seulement dit: »C’est maintenant assez ». Laissez ce quelque chose de plus grand que sois orchestrer au mieux pour que ce bien-être s’installe. Ce quelque chose l’organiser pour notre évolution et pour que ta foi grandisse. Peut-être bien, peut-être pas. Mais qui sait réellement comment se concrétise ce moment exact où la tête fait assez confiance au cœur et à l’âme pour qu’ils gèrent mieux nos vies?
Une histoire d’amour entre Tim et Émy
Une histoire peut se raconter de bien des façons. Je remplace le temps et les émotions par les personnages de Tim et Émy et le lâcher-prise par l’amour. Et je réécris mon histoire qui donnerait un genre un peu dramatique comme synopsis. Tim est un militaire envoyé en Ukraine depuis plusieurs mois. Sa bien-aimée Émy, rester au Canada, lui écris chaque jour via les réseaux sociaux pour entretenir leur connexion et leur amour. Est-ce que leur amour sera plus fort que la distance et les conséquences de cette guerre sur leur lien?
Le 20 avril 2023, à l’église St-James de Montréal, j’ai rencontré Élisabeth Gilbert et elle m’a ouvert ses bras.
Écrire mes pensées et décrire mes émotions. Est-ce si facile? En premier temps, je devrais m’arrêter de courir dans tous les sens et y réfléchir quelques minutes. Discipline dont je dois absolument m’imposer. Sans aucune excuse possible. Sans quoi cette chronique ne verra jamais le jour. D’autant plus que dans celle-ci, j’ai décidé de l’écrire aussi en anglais. Un défi de plus. Un de plus parmi les mille et un autre qui me restent à concrétiser (merci aussi aux logiciels de traduction, car je dois l’avouer, je ne suis pas encore totalement bilingue). Pour ceux qui me connaissent depuis un moment maintenant, les défis m’ont littéralement donné un second souffle. Après tout, sans ces défis, à quoi bon essayer de se dépasser et ainsi pouvoir devenir une meilleure version de soi-même. N’est-ce pas là le sens de la vie, évoluer? C’est une manière de penser parmi tant d’autres et que cela vous plaise ou non, c’est la mienne. Sinon, à quoi bon continuer de me lire? 😉
Je vais donc essayer de vous décrire ce que j’ai ressenti lorsque j’ai rencontré en personne la romancière de l’heure, Élisabeth Gilbert. Celle qui a écrit Mange Prie Aime, Comme par magie et son dernier succès, qui sera porté également au grand écran tout comme le premier cité ici, Au bonheur des filles. Tout d’abord, j’étais très nerveuse de savoir que j’allais voir en chair et en os cette inspiration tout en couleur et en sourire.
Oui, cela a été toute qu’une inspiration de la voir en personne. Dans la vraie vie et non seulement à l’écran. C’était déjà beaucoup de réaliser cet objectif aussi rapidement après l’avoir souhaité qu’un an auparavant. Mais en plus de cela, j’ai pu la serrer dans mes bras. Quelle ouverture d’amour et de soi qu’elle nous a tous démontrée. Qu’elle m’a donnée. Elle est si modeste et humble que toute personne qui la croiserai et la reconnaissait douterait que c’est vraiment elle tellement elle est simple. En revanche, tout le monde la regarderait ou se retournerait, hypnotisé par son sourire et sa belle énergie se demanderait : Mais qui est donc cette femme?
Effectivement, qui est cette Élisabeth ? J’étais en fille d’attente avec ma fille Mégane et nous attendions dans cette magnifique église au cœur de Montréal, entouré d’histoire, de lumières et de gens autant fébriles que moi de la rencontrer. Après quelques minutes d’attentes, elle est arrivée des coulisses. Et apercevoir l’expression de son visage, je pense qu’elle était aussi fébrile que nous de nous rencontrer. Et tout doucement, elle nous a accueilli.
Un après l’autre, nous avancions de plus en plus près d’elle. Je la voyais ouvert ses bras et recevoir son invité comme une mère invite son enfant avec une délicate tendresse. Elle était si adorable et bienveillante envers chacun de ses invités, prenant le temps de l’écouter, de lui sourire et d’échanger quelques mots. Plus la file avançait, plus les palpitations de mon cœur grandissaient. Je me répétais sans cesse les phrases que je voulais lui dire en anglais, qui n’est pas ma langue maternelle. J’imaginais à peu près toutes les réponses possibles qu’elle puisse me dire afin de lui faire la réplique convenablement. Je ne voulais pas rester muette. C’était la faute à ce trac qui m’envahissait sournoisement ou pire encore qui puisse arriver, c’est lui répondre par un rire nerveux n’ayant rien compris de sa réponse. Et ça y était. C’était moi la prochaine.
Étrangement, tout est allé si facilement et délicatement, tel un film que l’on écoute et regarde au ralenti. Elle m’ouvrit les bras et elle me dit : »Come on in ». Et je me suis approché avec un sourire fondu aux oreilles et je l’ai serré en retour. Nerveusement, je lui ai dit que j’étais si nerveuse, mais que j’étais tellement contente de la rencontrer. Je lui avais écrite une lettre en anglais en espérant qu’elle la lise. Je n’étais pas la seule à vouloir capter son attention, à peu près les trois quarts des VIP lui avait apporter quelque chose. Et selon les dires de ma fille, Elisabeth a ouvert ses bras pour une seconde fois à une seule personne de cette file et elle les a ouvertes pour moi. Quel privilège et sentiment de gratitude que j’ai éprouvé de la serrer de nouveau dans mes bras. J’ai senti qu’elle avait aimé cette connexion et j’en suis tellement reconnaissante d’avoir osé lui dire que grâce à elle, je voulais écrire en anglais. Je lui ai dit que son livre Big Magic a été littéralement une source d’inspiration de poursuivre mon rêve de vivre et gagner ma vie de mon écriture.
Oser poursuivre ses rêves, c’est de faire une réalisation à la fois grâce à une connexion à la fois. Je suis certaine qu’Élisabeth à aimer son séjour au Québec, car elle a publié sur son compte Instagram une photo de cette magnifique église St-James sur la rue Sainte-Catherine. Le jour où je l’ai rencontré, j’ai senti que tout était possible. Vraiment tout. Pas que ma lettre lui touchera et elle décidera d’entrer en contact avec moi. Pas qu’elle m’est donné cette deuxième accolade. Mais bien parce qu’au fond de moi, j’ai senti ce courage m’envahir. C’était un stress au départ qui m’avait torturé le ventre. Incapable de fuir, d’attaquer ou de figer. Mon corps à réagit plutôt d’une manière différente. Mon stress est devenu du courage. C’était une émotion au départ désagréable même qui me faisait mal. Mais elle s’est transformée au fur et à mesure que je réalisais que j’y étais. Là devant elle. Et c’est ce courage maintenait qui m’a donné le swing de me dire que tout ce que je désire faire dans ma vie je peux maintenant l’accomplir. C’est grâce à moi. Parce que j’étais rendu là dans ma vie. Et j’irai plus loin dans ma réflexion en vous partageant qu’aujourd’hui que je sais que je peux transformer tout ce malheureux passé, toutes ces blessures ou pensées malsaines qui m’ont empêchés d’avancer et de transformer ma vie comme je l’ai toujours souhaité. Je l’ai voulu et souhaité, et la vie m’a écouté. Elle s’est chargée de mettre tout en place, les gens et les évènements pour accomplir ce moment incroyable. J’ai triomphé.
La perfection aura toujours quelque chose à travailler, sans relâche, presque sans fin, tandis que l’évolution peut se permettre des essaies et des erreurs. N’est-ce pas les belles découvertes qui ont été trouvées par erreur ou par des moments inentendus? Je me demande réellement si un peut exister sans l’autre. Oser c’est se dépasser soi-même par cet événement mis en place par ce quelque chose de plus grand que soi. Peut-être ce courage, peut-être une puissance supérieure à moi. Peut-être même que c’est quelque chose d’autre. Mais je suis plus que persuadée qu’une force m’aide à poursuivre la direction que je veux prendre. Et toi? Qu’elle est l’idée ou l’objectif que tu t’es donné afin de te dépasser?
Avec amour, Mélanie
THE DAY I MET HER
The author of Eat Pray Love and Big Magic
On April 20, 2023, at St-James Church in Montreal, accompanied by my daughter Megane, I met Elisabeth Gilbert and she opened her arms to me.
Write down my thoughts and describe my feelings. Is it so easy? First, I should stop running in all directions and think about it for a few moments. Discipline that I must absolutely impose on myself. Without any possible excuses. Otherwise, this chronicle will never see the light. Especially since in this one, I decided to write although in English. One more challenge. A challenge among the thousand and one others that I would really like to accomplish. For those who have known me for a while now, the challenges literally gave me a second breath. It’s a way of life for me. After all, without these challenges, what’s the point of trying to outdo myself and thus be able to become a better version of yourself. Isn’t that the meaning of life, to evolve?
It’s one way of thinking among many others and whether you like it or not, it’s mine. Otherwise, what’s the point of continuing to read me? 😉
I will therefore try to describe to you what I felt when I met in person the novelist of the spot, Elisabeth Gilbert. The one who wrote Eat Pray Love, Big Magic and her latest success, which will also be brought to the big screen just like the first mentioned here, City of Girls. First, I was very nervous to know that I was going to see in flesh and blood this inspiration all in color and smile.
Yes, it was an amazing inspiration to see her in reality and not just on screen. It was already alot to achieve this goal as quickly after wishing it as a year ago. But on top of that, I was able to hug her. What an openess love and open-mindedness that she showed to all of us. That she gaved to me. She is so modest and humble that anyone who meets her and recognizes her would doubt that it is really THE Elisabeth Gilbert. On the other hand, the people who would look at her or turn around, hypnotezed by her smile ans her beautiful energy would wonder: Who is this woman?
Indeed, who is this woman? This Elisabeth? I was in line with my daughter Megane and was waited in this beautiful church in the heart of Montreal, surrouded by history, lights and people excited as I was to meet her. After a while a Liz appeared. She arrived backstage and from the look on her face, I think she was as excited as we were to meet her. With passion, love and tenderness she welcomed us.
One by one, we got closer and closer to her. She opened her arms and received her guest as a mother invites her child with delicate tenderness. She was so adorable and kind with each of her guests, taking the time to listen, smile and exchange a few words. The more the line advanced, the more the palpitations of my heart increased. I kept repeating to myself the sentences I wanted to say to her in English, which is not my first language. I imagined almost all the possible answers she could tell me in order to answer her correctly. I didn’t want to keep silent. It was the fault to this nervousness thing in my stomach which invaded me slyly or worse still which could arrived, it is to answer her by a nervous laughter having understood nothing with his answer. And There you go. I was next.
Strangely, it all happened so smoothly, like a movie you listen to and watch in slow motion. She opened her arms to me and said: Come on in! I approched with a big smile and hugged her back. I told her how much I was nervous and so happy to meet her. I gived to her a letter, hoping that she would read it. I wasn’t the only one wanting to get her attention. But according to my daughter, Elisabeth opened her arms a second time for one only person. And the person was me. What a privilege and what a feeling of gratitude I felt as I hugged her again. I felt that she liked this connection too, and I am so grateful to her for having dared to tell her thanks, I wanted to write in English. I told her that his book Big Magic was literally an inspiration to pursue my dream of living and earning a living through my writing.
To dare to pursue your dreams is to do one feat at a time through one connection at a time. I’m sure Elisabeth enjoyed her stay in Quebec, because she posted a photo of this magnificent St-James Church on Sainte-Catherine Street on her Instagram account. The day I met her, I felt that anything was possible. Absolutely everything. Not that my letter affects her and she will decide to contact me. Not that she gaved me that second hug. But well because deep inside me, I felt this courage overhelm me. It was a stress at the start that had tortured my stomach. Unable to flee, attack, or freeze. My body reacted rather in a different way. My stress has become courage. It was an initially unpleasant emotion that even hurt me. But that changed when I realized I was there. There in front of her. And it was that courage that kept me going and gave me the swing to tell myself that whatever I want to do in my life, I can now accomplish. It’s thanks to me. Because I was there in my life. And I will go further in my reflection by sharing with you that today I know that I can transform all this unhappy past, all these wounds or unhealthy thoughts that have prevented me from moving forward and transforming my life as I always wanted. I wanted and wished it, and life listened to me. She was in charge of putting everything together, the people and the events to accomplish this incredible moment. I triumphed.
Perfection will always have something to work on, relentlessly, almost endlessly, while evolution can afford trial and error. Isn’t it the most beautiful discoveries that have been found by mistake or by unexpected moments? I really wonder if one can exist without the other. To dare is trying. It is above all to outdo ourself by this event set up by this something greater than oneself. Maybe this courage, maybe a power greater than me. It may be something else. But I am more than convinced that a force helps me to pursue the direction I want to take. And you? What is the idea or the objective that you gave yourself to surpass yourself?
J’adore les histoires pour enfants, même à l’âge adulte. Mon corps a peut-être accumulé quelques décennies, mais je lis encore avec mon cœur d’enfant. Je m’émerveille devant des albums illustrés, des récits fantastiques, des films d’animation comme Épic de William Joyce (adapté par Blue Sky Studios), Rebelle de Mark Andrews et Brenda Chapman, ou encore Les Animaux fantastiques de David Yates.
En préparant cette chronique, un souvenir m’est revenu : j’ai joué le rôle du Petit Prince à l’école primaire. Avec mes cheveux blonds courts et mes grands yeux bleus, je ressemblais étonnamment au personnage. D’ailleurs, on me prenait souvent pour un petit garçon plutôt qu’une petite fille. Peut-être aurais-je dû intituler cette chronique La petite princesse. Et croyez-moi, j’ai porté ce syndrome bien trop longtemps… avec toutes les conséquences que cela implique. Mais qu’est-ce que cela signifie vraiment?
Pendant des années, j’ai cherché un sens à ma vie. M’identifier à des personnages de fiction m’a littéralement aidée à survivre à l’enfance, à l’adolescence. Je m’imaginais forte, invincible… Ces adjectifs — car pour moi, ce ne sont pas des valeurs profondes, juste des façades — m’ont permis de traverser mes zones d’ombre. Fuir la réalité était devenu un mécanisme. Les contes, les récits héroïques, me sauvaient. Ils étaient mes refuges. Mes armes contre les ténèbres intérieures.
Aujourd’hui, avec un regard plus lucide, je comprends qu’il s’agissait de schémas psychologiques fondamentaux. Des modes de fonctionnement inconscients, ancrés depuis l’enfance, souvent toxiques, et qui m’ont conduite à des relations dysfonctionnelles, à des dérives comportementales. Le livre Je réinvente ma vie de Jeffrey E. Young et Janet S. Klosko est à ce titre une révélation : on y explore onze schémas issus de l’enfance, leurs impacts dans nos vies d’adulte, et surtout, des moyens de les dépasser. Mais attention : ce processus n’est pas pour les cœurs fragiles. Il faut une immense dose d’amour, de douceur… et peut-être même l’aide d’une force supérieure. Parce que se transformer, ce n’est pas une affaire d’égo. C’est un cheminement humble, profond, et exigeant. Mais ô combien libérateur.
J’aime creuser l’origine des choses. Les schémas, eux, ne datent pas seulement de mon enfance. Ils remontent bien au-delà. Ce que j’appelle le « syndrome de la petite princesse » a un nom reconnu : le complexe de Cendrillon, tel que défini par Colette Dowling en 1981 dans The Cinderella Complex: Women’s Hidden Fear of Independence.
Selon les définitions de Wikipédia et Psychologue.net, ce syndrome provient d’une éducation genrée : les filles sont conditionnées à être douces, dépendantes, à attendre le prince charmant. Les conséquences? Un désir inconscient de se faire prendre en charge. Chez certains hommes, c’est le fantasme de la conquête, de la réussite à tout prix, comme si l’amour ou la gloire pouvaient résoudre leur mal-être. Ces scénarios mènent à des attentes irréalistes, à des relations bancales. De véritables pièges psychologiques.
Un autre schéma tout aussi connu : le complexe de Peter Pan. Ne pas vouloir grandir. Vivre dans un corps d’adulte avec une âme figée dans l’enfance. Dan Kiley en parle dans son livre de 1993, décrivant ces hommes (et parfois ces femmes) comme narcissiques, émotionnellement immatures, fuyants, dépendants. Le monde est rempli de ces âmes perdues. Et bien que des solutions existent, encore faut-il le vouloir. Le changement commence toujours par une prise de conscience.
Pourquoi croit-on autant aux histoires qu’on nous raconte? Je l’avoue : j’ai longtemps cru aux contes de fées. Ils m’ont permis de survivre. Mais aujourd’hui, je ne veux plus survivre, je veux vivre. Et ces vieux récits, devenus toxiques, je choisis de les déconstruire. Grandir, ça commence par là.
Est-ce facile? Absolument pas. Mais une conscience à la fois, je trace mon chemin. Et même si j’ai encore du mal à accepter la réalité telle qu’elle est, c’est la voie que j’ai choisie. Dans ma tête, je rêve d’un monde plus respectueux, plus compatissant, plus solidaire. Et même un petit pas dans cette direction me donne de l’espoir.
Mes prises de conscience, d’ailleurs, sont souvent physiques : maux de tête, nausées… Des symptômes légers, mais révélateurs. Des douleurs nécessaires. Comme un mal qui parle. Un mal divin, comme je l’ai baptisé. Un manque de spiritualité. Un vide que seul un éveil intérieur peut combler. Quand je laisse tomber mes défenses, une force magique peut agir. Une force qui, parfois, m’a littéralement sauvée la vie. Je n’ai pas créé ce monde. Ni les fleurs. Ni les oiseaux. Mais je choisis aujourd’hui d’en faire partie pleinement.
Et si la solution était dans… le miroir?
Mes personnages préférés sont maintenant dans les salles communautaires, dans les sous-sols d’églises, dans ces cercles de parole et de guérison. Je me vois en eux. Je comprends enfin les schémas. Je découvre comment les briser. Pas à pas. Une émotion à la fois. Ce casse-tête, je le reconstruis selon mes propres valeurs.
Une méthode m’aide particulièrement : celle des douze étapes. Pourquoi douze et pas onze ou treize? Parce que douze est le chiffre sacré de l’ordre, du cycle, de la structure cosmique. Vous doutez? Lisez L’Ancien Secret de la Fleur de Vie de Drunvalo Melchizédek. Ces deux tomes sont une boîte de Pandore… ou un coffre à trésors. À vous de choisir ce que vous y trouvez. Moi, je ne suis qu’une messagère.
Le Petit Prince a apprivoisé la rose. Le renard lui a dit : « S’il te plaît… apprivoise-moi. » Et c’est ça, le vrai chemin : s’apprivoiser soi-même. Grandir. Partager. S’ouvrir à la grâce. Le Petit Prince est devenu adolescent dans Le Retour du jeune Prince de A.G. Roemmers. Cendrillon peut réécrire son conte. Peter Pan peut choisir de devenir adulte. Nous avons tous le pouvoir de nous réinventer.
Alors je te pose la question : Quand t’es-tu vu(e) pour la dernière fois dans le miroir de l’autre? Qu’est-ce qui est vraiment important à tes yeux? Et qu’aimerais-tu transformer pour grandir… spirituellement?
Voici un texte que j’ai écrit pendant une certaine époque qui s’intitule..
On m’avait dit
On m’avait dit, tu vois ton reflet dans leurs yeux, Dis-moi qu’est-ce qui te dérange?
Je reste moi-même et je ne changerais pour personne, au final tout s’arrange
Tu peux m’empêcher de laisser vivre ma voie
Tu es ce que tu dis et tu es ce que tu fais, tu es ce que tu écris et tu es ce qui t’effraie
Le déni est la résistance à la vérité
Même si la vérité peut faire mal ou nous libérer
La peur est l’absence de l’amour
Alors je m’aimerais pour tous les mal-aimés
On me dit, tu vois ton reflet dans leur yeux, dis-moi qu’est-ce qui te dérange?
Mais je reste moi-même et je ne changerai pour personne
Au final, tout s’arrange
Fais le ménage dans ta vie
Tasse ceux qui ne t’apporte rien ou veulent te rabaisser pour se remonter
Les gens ne font que passer
Dis-leur merci pour tout et aurevoir, n’essaient pas de les convaincre du bien-fondé
Et on me diras, tu vois ton reflet dans leurs yeux
Dis-moi qu’est-ce qui t’arrange?
Reste toi-même, jamais tu ne changeras pour personne