« Se lever du pied gauche »

L’origine de cette expression, vous connaissez?

Connaissez-vous l’origine de cette expression?
Selon le site L’internaute, le mot « gauche » a, dans la langue française, une connotation plutôt négative. On n’a qu’à penser à l’expression « avoir deux mains gauches », qui désigne une personne maladroite. Ainsi, « se lever du pied gauche » signifierait commencer sa journée du mauvais pied, dans un état d’esprit morose ou irritable. Tiens donc… c’est exactement mon cas ce matin!

Ce que peu savent, c’est qu’historiquement, les gauchers étaient perçus comme inférieurs aux droitiers. L’Église catholique allait même jusqu’à les associer, à une époque, à des serviteurs de Satan. Rien de banal, avouons-le! Un de mes bons amis m’a déjà dit que les gauchers étaient souvent les moutons noirs de leur famille. Un sujet qui mériterait à lui seul un texte, mais j’y reviendrai une autre fois. Pour l’instant, restons concentrés sur mon fameux pied gauche… pas sur les moutons.

D’un point de vue théologique – et selon ma compréhension bien imparfaite – se réveiller de mauvaise humeur pourrait être interprété comme une ruse du malin qui s’insinue dans nos pensées dès l’aube. Et ce n’est peut-être pas si faux… Même si les curés ne dictent plus nos vies comme autrefois, l’Église a marqué profondément notre manière de penser, de sentir, de juger… Ce poids culturel n’est pas à négliger dans ma réflexion.

Alors, pourquoi ce matin? Pourquoi ces pensées grises qui m’assaillent au réveil? Est-ce parce qu’il y avait un vide dans mon esprit et que les pensées lumineuses n’ont pas eu le temps d’y prendre racine? En y réfléchissant bien… ai-je eu une mauvaise journée hier? Me suis-je couchée perturbée? Peut-être est-ce un mauvais rêve qui m’a suivie jusqu’au lever. Mais tout ça, c’était hier. Aujourd’hui est une nouvelle journée.

Et si j’avais simplement oublié d’être reconnaissante en ouvrant les yeux? Juste le fait de respirer, de pouvoir vivre encore une journée, de poursuivre mes rêves les plus fous… ça devrait être suffisant pour ressentir un début de paix intérieure. D’ailleurs, pendant que j’écris ces lignes, je sens déjà un changement en moi. Mon esprit s’apaise. Les mots m’apportent du recul.

Si je m’étais levée d’un bond, pressée de commencer la journée sans prendre le temps de m’arrêter un instant… peut-être que j’aurais traîné cette humeur toute la journée. Comme je l’ai fait trop souvent par le passé. Mettre un masque, faire semblant que tout va bien, sans même savoir pourquoi je suis de mauvaise humeur. Mais aujourd’hui, je choisis autre chose. Je ne veux pas faire semblant. Je veux me sentir vraiment bien.

Alors, si je me réveille dans un état d’âme sombre, primo, j’en prends conscience. Je respire profondément. Et peu importe que mon pied soit gauche ou droit, honnêtement, on s’en fout. Secundo, je sais qu’un changement s’impose. Facile à dire, je sais. Mais ce qui compte, c’est de reprendre consciemment les rênes de ma journée. Le malin rôde encore, je le sens. Il s’est bien installé ce matin. Il ne partira pas tout seul.

Et pour être honnête, je n’y arrive pas seule. J’ai besoin d’aide. J’ai besoin de me mettre à genoux – symboliquement – et de demander à ma conscience supérieure, ma lumière divine, de me sortir de cet état toxique. Parce que je le sais : si je ne fais rien, cette humeur peut me tirer vers le bas. Très bas. Et je refuse de m’y laisser glisser.

Tertio, j’agis. Je mets de la musique. J’écris, comme maintenant. J’appelle une amie. Et quand je sens que mon humeur s’allège, je remercie la vie. Chaque transformation, aussi petite soit-elle, a une raison d’être, vous ne trouvez pas?

Pour terminer, sur une note plus sérieuse : ce matin, je choisis de resserrer doucement la sangle de la selle de cette jument sauvage qu’est mon esprit. Je prends les rênes, calmement. Je ne veux pas la brusquer. Je veux simplement l’apprivoiser, l’amener à se recentrer, pour ne pas qu’elle parte dans tous les sens et s’égare dans des histoires sans fin. Croyez-moi, elle en est parfaitement capable! Parfois, j’ai besoin de faire ça. Et ce matin, c’est ce dont elle a besoin.

En explorant l’origine de cette expression, je me suis offert un voyage inattendu, du passé jusqu’à moi-même. Comme quoi, une simple expression peut devenir le point de départ d’un véritable réalignement intérieur… si on lui prête un peu d’attention et de douceur.

Mais je ne dois pas oublier une chose : même calme, même entraînée, ma jument sauvage reste imprévisible. On ne contrôle jamais complètement l’esprit. Et c’est justement ce qui le rend vivant.

Alors aujourd’hui, je te souhaite sincèrement de te lever du bon pied

Une mystérieuse vie

Une mystérieuse vie

Et si tout était faux? Faux sur tout ce qu’on m’a dit depuis mon enfance sur l’histoire de ma vie, faux sur toutes les histoires dont celle de l’origine de l’humanité? Et si les dieux et déesses, mythes et légendes n’avaient jamais existés? Pas de Bouddha, pas de Jésus et pas d’Aphrodite non plus, ça changerait quelques chose dans votre vie?

Et si ces histoires avaient été inventées pour nous endormir ou lieu de nous faire rêver et créer la vie qu’on désire réellement réaliser? Et si je décidais de créer ma propre histoire à ce moment même et que tout d’un coup, par magie ou par quelconque science quantique mystique, tout pouvait vraiment se matérialiser? Peut-être que c’est une question de conscience, une conscience divine, peu importe le mot que j’utilise pour la décrire. Peut-être aussi que c’est simplement une question de connexion avec une force qui va au-delà des mots et au-delà de ma compréhension. Et tu sais quoi? Ça me convient totalement comme ça! Et si tu savais déjà?

-Accroches-toi.

-M’accrocher à qui ou à quoi?

-Accroches-toi à moi! (une voix d’un homme)

Ce sont des mots que j’ai entendu lorsque j’étais en chute libre vers le suicide. Je ne crains plus de l’avouer maintenant, car c’est cette voix qui m’a aidé à m’avouer vaincue contre l’alcool et aller en thérapie fermé pour femmes pendant 30 jours. Ce fut le début de mon histoire, de ma vraie histoire. Ma vie commença le jour où j’avais tout abandonné, j’avais perdue espoir en l’humanité.

Je te partage ici mes premiers textes que j’ai écrit lorsque j’ai été hébergée et quand j’en suis ressortie.

Un ange

J’ai vue dans le ciel un ange Ses yeux étaient d’un bleu azur Son regard triste se mélange Avec l’espoir et l’attente d’un lieu sûr

Cette terre jadis exploré par nos ancêtres Démontrait un paradis plein de possibilités Nos âmes torturés par ce mal-être Que seulement la nature peut nous libérer

J’ai vue dans le miroir une femme en pleurs Dans mon cœur et mon âme beaucoup d’incertitudes Je vais semer dans mon jardin des fleurs Pour qu’a jamais dans ma vie il y ait une plénitude

Pour chaque femme victime de violence Cherche à l’intérieur, au plus profond de toi-même cet espoir Pour que chaque jour de tourmente Il y aura toujours un ange qui veille sur toi te guide et te donne la force de vaincre de désespoir

Il y a maintenant dans mon jardin de grandes fleurs ou des colombes viennent se poser et les observer. Elles s’envolent au loin redonner l’espoir et la paix aux femmes violentées.

2013

Toute petite fleur

Tu es faite pour aimer Et les oiseaux pour voler Tu as besoin d’eau pour grandir et montrer ta splendeur Alors pleure, pleure, pleure tout petite fleur

Tu as besoin de lumière pour te nourrir Vas au plus profond de tes racines te découvrir Tu transformes la lumières en énergie Sais-tu seulement que tu donnes la vie?

Tu voudrais être un poisson, un cheval ou au mieux un tournesol

Mais tu es ici sur terre, enraciné au sol

Tu commences à t’épanouir au printemps pour mourir à l’hiver.

Ce ne sont que des cycles, c’est la vie et c’est ainsi

Mais pourtant tu respires bien la nuit

Tu es fragile, mais tu voudrais être forte et rigide

Et pourtant la terre ne serait pas aussi belle sans fleurs

Toi tu sais seulement parler avec ton coeur

Vas-tu finir par comprendre que je t’aime tel que tu es

Et je te demande d’aimer avec le coeur que je t’ai donné?

Sois patiente, tu verras bien un jour la vérité

Tu es faites pour aimer

Comme les oiseaux sont faites pour voler

Je suis reconnaissante aujourd’hui

Gratitude

C’est la plus puissante et la plus belle émotion que j’ai ressenti de toute ma vie. C’est le sentiment d’être au bon moment, au bon endroit, en paix avec mon passé et ressentir cet amour inconditionnel envers tout ce qui est et tout ce qui a été, peu importe ce qui adviendra.

Ressentir cette gratitude, c’est prendre plaisir d’humer à chaque seconde ce que ma conscience divine peut me donner parce que je suis reconnaissante pour toutes ces expériences humaines qui m’ont transformé en l’être que je suis devenu aujourd’hui.

Inspiration

Être inspirée c’est pour moi un don que la vie m’apporte, car j’en comprends le sens de la vie aujourd’hui et surtout le sens de ma vie. Cette raison d’être est pour moi de transmettre cette inspiration que je porte. Et si cette conscience continue de m’aider et à me guider, comme elle le fait depuis ma naissance, j’écrierai jusqu’à ma mort. Par ces mots choisis, espérant que tu ressentes derrière ton écran ce que je transporte en moi. Me connecter avec toi grâce à mes mots et que ceux-ci provoquent quelque chose en toi, me serait le plus beau des cadeaux. C’est l’essence de toute ma vie. La puissance des mots transmis d’une personne à une autre est quelque chose de mystique à mes yeux. Et j’en accepte la responsabilité. Certes, cette inspiration me vient de mes expériences, mais elle me vient surtout de ces connections que j’ai pu ressentir. Soit avec un humain, soit avec une force supérieure à moi-même. C’est un chemin si merveilleux, parsemés de mes couleurs, de mes propres fleurs dont j’ai moi-même semés, mais par-dessus tout, c’est le mien. Ce cheminement va au-delà de mes rêves les plus fous. Et je suis heureuse aujourd’hui de te le partager.

Imposteur

C’est ce que j’ai ressenti pendant trop longtemps. C’est le sentiment de n’être jamais assez ceci et beaucoup trop cela pour accomplir ma destinée. Il m’a fallu bien des années pour enfin me décider d’écrire et ensuite de le publier. J’ai compris après quelques tentatives désespérées et maladroite que d’enlever cet imposteur de mon être était impossible. Apprendre à vivre avec en l’apprivoisant a été tout qu’un défi. Pour certains, c’est l’Égo, pour d’autres, c’est la mal ou le malin. Il rode non jamais très loin. Pour moi, c’est cette magnifique jument sauvage qui galope et hennit dans ma tête et qui m’empêche de laisser vivre ma voie. Or, j’ai appris à l’apprivoiser, car elle restera toujours autant sauvage et libre qu’elle le souhaite. Elle a sa raison d’être aussi

Transmission

Je vais donc vous transmettre quelque chose. Tantôt mes émotions, tantôt mes textes et mes scénarios, et parfois mêmes vous transmettre mes états d’âmes quotidiens. Faites ce que vous en voulez. J’aurais exécuté ce dont je crois avoir fait du mieux que je peux, avec l’entièreté des outils m’étant suggérés . Le résultat ne m’appartient pas. Mais je dois vous avouer que je ne suis pas seule: j’ai écouté…

Je serai un émetteur et toi le récepteur. Ce blog est le transmetteur et il en utilise une technologie basée sur des codes et un langage secret. Oui, j’ai bien écrit secret, car à l’origine de l’écriture était la cryptologie. Les mots ne sont rien s’ils ne sont pas compris et ressentis. Le mot pardon n’est rien, si je n’ai pas expérimenté cette émotion. Le souvenir ce cette émotion surgira peut-être du passé si seulement tu es à l’écoute de ta conscience divine à l’intérieur de toi. Mais comme je te l’ai dit avant, le résultat ne m’appartient pas. Je ne suis que le messager. Bonne lecture et bon voyage!

« Je ne sais ce que je pense tant que je ne l’ai pas écrit »

– Joan Didion –